« Jamais un bouquin ne m’a fait autant rire » a déclaré Robert Redford après avoir acheté les droits cinématographiques de Promenons-nous dans les bois.
Bill Bryson est bien le plus britannique des écrivains américains et il l’a déjà prouvé par le passé en nous offrant des récits décalés et loufoques dans lesquels il se moque gentiment de la bêtise de ses compatriotes (American Rigolos, Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des années 1950).
Promenons-nous dans les bois raconte le périple cocasse de Bryson et de son vieux copain Stephen Katz – quarantenaire accro aux barres chocolatées et fan d’X-Files – sur l'Appalachian Trail, sentier de randonnée de 3500 kilomètres qui relie le Mont Springer, en Géorgie, au Mont Katahdin, dans le Maine. Une aventure entreprise en dépit des dangers encourus: « Quelqu'un était revenu deux jours plus tard en boitant, un lynx agrippé dans le dos ». Equipés entre autres d’une boussole-thermomètre montée en porte-clefs et d’un « grand couteau pour tuer les ours et les péquenauds dégénérés », les deux compères vont faire de drôle de rencontres – des félins, des ours et, pire !, des randonneurs sans humour.
La littérature à la Bryson est toujours un pur moment de bonheur et on s’instruit (sur la flore, l’histoire américaine, les mœurs des randonneurs) en se tapant sur les cuisses.