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Critiques de livres

Critiques de livres

Par Pauline-Gaïa Laburte


La famille Middlestein - Jami Attenberg / Note: 16/20

Publié par Pauline-Gaïa Laburte sur 23 Septembre 2014, 23:17pm

Catégories : #roman etranger

La famille Middlestein - Jami Attenberg / Note: 16/20

RENTREE LITTERAIRE 2014

Edie, 150 kilos au compteur et un diabète galopant. Le décor est planté. Jami Attenberg, journaliste au New-York Times et au Wall Street Journal, nous sert sur un plateau (repas) les Middlestein, une famille juive de la banlieue de Chicago confrontée à l’appétit sans limite de la mère. Best-seller du New York Times, élu livre du mois d'Amazon lors de sa parution, La famille Middlestein est avant tout un livre sur les relations – filiales, fraternelles, conjugales – et la nourriture. Deux formes d’amour-haine puisque pour Edie Middlestein « Les aliments sont faits d'amour. Manger, c'est aimer. Aimer, c'est manger ». Mais manger, c’est aussi ce qui la tuera si elle ne s’arrête pas.

Ses kilos, Edie ne les porte pas seule. Toute la famille est impactée par ce surpoids et le pontage qui se profile dangereusement à l’horizon. Alors que Middlestein père décide de quitter sa femme castratrice et se lance dans une nouvelle quête amoureuse sur les sites de rencontres, la belle-fille, Rachelle, se met en tête de sauver Edie à base de cours de Pilates et de régimes aux légumes vapeur. Quant aux deux enfants adultes des Middlestein, Benny et Robin, l’un se met à perdre la tignasse dont il était si fier, tandis que l’autre force un peu trop sur la bouteille. Les points de vue et les vies se croisent et s’entremêlent sur trois générations, autour de cette question dérangeante : et s'ils étaient tous un peu responsables du sort d'Edie ?

Réconfort, angoisse, obsession, Jami Attenberg passe au peigne fin notre rapport à la nourriture et à nos proches avec un humour décapant et une humanité pleine de tendresse. L’auteur ne jette la pierre à personne et nous dépeint des personnages complexes, ni noir, ni blanc, avec leurs contradictions, leurs faiblesses et leurs forces, aussi. On se prend à les aimer, à les comprendre, ou non. En refermant le livre, on ouvre le frigo, car manger c’est aimer, et mourir ; manger, c’est jouissif et dangereux ; manger est anecdotique. Manger, c’est toute la vie.

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