A la suite d’un grave accident de voiture durant lequel il a vécu une expérience de mort imminente, Sean Blake remet toute sa vie en question. Il a toujours su qu’il avait été adopté par les parents qui l’ont élevé, mais avait jusque-là refusé de faire face à ce terrible sentiment d’abandon. Il va partir sur les traces de cette mère qu’il n’a pas connue, et qui est passée par les terribles couvents de la Madeleine, qui accueillaient en Irlande les femmes « perdues » et rejetées par la société.
Une seconde vie débute sur un cliché éculé : celui de l’homme qui décide de trouver un sens à sa vie après avoir frôlé la mort. Le thème est loin d’être bien traité, on a du mal à croire aux sentiments du personnage. Le texte vire même parfois franchement au paranormal, sans que l’on comprenne ce que cela apporte au récit. Sean Blake voit des personnes mortes depuis longtemps, se souvient de scènes que d’autres ont vécues, mais aucune explication n’est donnée au lecteur sur ces expériences, et on referme le livre, frustré que tout un pan du roman soit passé à la trappe.
La soi-disant quête de la mère n’en est même pas une : on sait dès le début qui elle est et ce qu’elle a vécu. A partir de là, le roman n’est qu’une longue dissection des sentiments du personnage principal, sans grand intérêt. Il suffit d’ailleurs d’un claquement de doigts pour que Sean Blake découvre l’identité de sa mère, alors que l’auteur nous a décrit en long en large et en travers les difficultés rencontrées par ceux qui ont cherché à lever le secret.
Une seconde vie laisse l’impression d’une bluette maladroite, pleine de bons sentiments, un brin moralisatrice et qui mélange les genres sans parvenir à maîtriser l’histoire.
Lu dans le cadre du
