Suivant le désir de sa mère, Colombe Schneck a appelé sa fille Salomé, du nom d’une de ses petites cousines disparue à Auschwitz en 1943. Or l’auteur ne sait rien de cette enfant dont l’histoire est restée secrète, comme si tous les membres survivants de la famille s’étaient entendus pour garder le silence sur ce drame. Colombe Schneck va donc partir sur les traces de Salomé, en France d’abord, en interrogeant les membres de sa famille, puis aux Etats-Unis, en Israël et, enfin, en Lituanie, là où tout a commencé.
La réparation se présente comme une restitution des recherches de l’auteur pour tenter de découvrir ce qui est arrivé à la petite Salomé. C’est une démarche personnelle louable, mais le résultat est loin d’être convaincant. On se perd dans les lieux et dans la généalogie. L’écriture est trop factuelle. On dirait une longue suite de dates et de noms inscrits en pleins et déliés dans un album photo familial.
Même le prétendu dilemme vers lequel Colombe Schneck voudrait faire tendre son texte – mourir avec les siens ou survivre à ses enfants – manque de force et souffre de la comparaison avec le très beau roman de William Styron, Le Choix de Sophie.
Lu dans le cadre du
