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Critiques de livres

Critiques de livres

Par Pauline-Gaïa Laburte


La ville des serpents d’eau – Brigitte Aubert⎥ Note: 12/20

Publié par Pauline-Gaïa sur 10 Janvier 2013, 22:12pm

Catégories : #grand prix des lectrices de elle, #policier

La ville des serpents d’eau – Brigitte Aubert⎥ Note: 12/20

Ennatown, petite ville paisible des Etats-Unis : ses femmes au foyer enthousiastes et dépressives, ses hommes macho et férus de chasse, ses familles sans histoire. Sans histoire ? Pas sûr. Il y a dix ans, un tueur a enlevé cinq petites filles. Quatre ont été retrouvées. Mortes. Noyées. Qu’est-il arrivé à la cinquième ? L’auteur nous le révèle dès la première page : Susan Lawson a vécu toutes ces années séquestrée dans la cave de son ravisseur, dont elle ignore le nom. Mais voici que, peut-être, le salut arrive, sous la forme d’une enfant, Amy, fille de Susan et de son kidnappeur – surnommé « Daddy ». Amy s’échappe de leur cellule et atterrit dans un monde étranger qu’elle ne connaît que par les livres. A présent, elle doit trouver de l’aide si elle doit sauver sa mère. Elle rencontre Black Dog, géant noir simplet et SDF et le suit. Mais on l’a vu, on s’étonne, on s’inquiète, la chasse à l’homme commence, menée par Vince Limonta, ex-flic new-yorkais et alcoolique repenti.

Dans La ville des serpents d’eau, Brigitte Aubert dresse un portrait caricatural d’une petite ville de province américaine, avec ses préjugés, ses castes et ses secrets. Seul hic : on a parfois du mal à distinguer la caricature du cliché. Avec des protagonistes comme un flic tourmenté et un rappeur déglingué, difficile d’éviter le travers du personnage tout fait, sans aller chercher plus loin. L’insistance de l’auteur sur la ressemblance de certains de ces personnages avec ceux de Desperate Housewives est également lassante.

On regrette également un suspens un peu artificiel. L’auteur incite le lecteur à suspecter tour à tour tous les personnages. A tel point que la fin laisse perplexe : on ne sait plus qui est qui, qui a fait quoi et les motivations du tueur restent obscures. Le caractère mélodramatique du dénouement n’arrange rien à l’affaire.

Malgré tout, La ville de serpents d’eau ne laisse pas indifférent. Et on a du mal à refermer le livre avant d’avoir lu la dernière ligne.

Lu dans le cadre du

La ville des serpents d’eau – Brigitte Aubert⎥ Note: 12/20

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